Mode & portrait

Dialogue entre vêtements et peintures

Robe de bal Maison Cyrille Gassiline Russie 2015 Tulle et ailes de scarabée artificielles

Il est rare de pouvoir admirer (une infime partie )la collection de mode de la Fondation Alexandre Vassiliev, ce grand collectionneur en collaboration avec le MAH nous proposent un voyage entre mode, histoire, peinture et naturellement questionnement .

Robe de soirée en tissus chenille imprimé brocart 1965 Maison Pierre Cardin France

L’exposition décode plusieurs thèmes en faisant un parallèle entre mode et portrait nous invitant à la réflexion. Le dresscode omniprésent dans la société, le respect de code précis pour mieux se démarquer ou y être intégrer.

La stratégie de séduction passe par l’apparence, le vêtement, la manière de le porter.L’image que l’on renvoie, la volonté manifeste de la maitriser.

Hier le portrait, aujourd’hui le selfie une fabrication de l’image rêvée ou réelle.

Robe de bal 1951 du Grand Magasin Bergdorf Goodman Etat-unis
Robe du soir Maison J-L Scherrer France en taffetas de soie année 96-97
Robe en plumes de coq 1990 Maison Anthony Price Keighley Grande Bretagne. Cette courte robe fut portée par Jerry Hall ex Mme Jager pour une fête donnée par la Princesse Margaret.
Robe du soir Brocart de soie 1962 Maison Lanvin
Robe de bal Maison Vogue Etat-Unis
Taffetas de soie brodé main en fil d’argent, perles et paillettes.
La couturière huile sur toile par William Gollasch 1922.

Le savoir-faire, la notion du temps des métiers du textile sont de nos jours complètement oubliés pour faire place au prix et à la quantité.La couture et le prêt- a- porter (voir à jeter) sont deux mondes à l’opposé .

La particularité des maisons de couture est de réaliser leurs pièces encore à la main employant pour ce faire des couturières( entre 30 et 40) qui exécutent point par point avec patience les modèles.Chez Dior par exemple 800 heures sont nécessaires pour certaines robes.

Panier en rotin vers 1710
Corset de jeune fille coton et dentelle 1912
Les deux amies par Alexandre Blanchet 1912

En effet le savoir faire, comment se vêtir, les différents stades de l’habillement demandait une aide extérieure.C’était un rituel quotidien que chacun et chacune toute couche de la société confondue devait observer.L’improvisation et le négliger n’avaient pas leur place.

Robe de bal Maison Jacques Griffe Taffetas de soie 1956
Robe de promenade en laine imprimée de Mulhouse 1866
La Générale d’Osnobichine 1910 par François Flameng
Costume d’été en vinyle Maison Bradley Bayou 1990
Chapeaux 1950-60
Robe en organdi vers 1860 brodée avec des ailes de scarabées

Sous l’ère victorienne la mode se démocratise les teintures naturelles coûteusent, fragiles sont délaissées, remplacées par des teintures synthétiques.

L’industrialisation est en marche, cette nouvelle technologie attire la foule lors de l’exposition universelle de Londres en 1862.

Epoque Victorienne 1862
1862

Cette robe en papier était optenue grâce à deux coupons et un dollar un joli coup de pub pour la soupe Campbell’s et Andy Wharol.

Robe Souper Dress 1966 Papier

Tout ce qui brille n’est pas or pourtant dés les années 1930 la paillette, le sequin, le lamé s’invitent dans la danse.

Robe en soie et plastique Maison Courrèges 1965
Robe du soir en velours de soie Maison Vichy Tiel 1980 Washington
Robe de cocktail en soie et sequins Maison Oleg Cassini Etats-Unis vers 1980
Sergio Rossi pour la Maison Mugler vers 1980

Dans un monde à portée de clic la mise en scéne du soi est encouragée.Les réseau sociaux sont un grand terrain de jeux où l’utilisateur joue de son image avec plus ou moins de conscience.Offrant un portrait un peu aseptisé grâce aux filtres et autres outils numériques. Ce phénoméne existe depuis longtemps bien avant l’apparition du digital comme le montre l’exposition.

Jeune fille aux longs cheveux 1913 par Armand Cacheux