Melvin Sokolsky photographe visionnaire

Melvin Sokolsky photographe amoureux de la mode

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Melvin Sokolsky  a marqué la photographie de mode par son talent.  Sa série pour Harpers’ Bazaar  » Bubble  » est dans la mémoire collective.

Né en 1933 à New York, il n’a pas fait d’études en photographie, il est autodidacte.

Portrait Melvin 1963

A 10 ans, Melvin  prend l’appareil photo de son père et se lance.

Le photographe  n’a que 21 ans lorsqu’il  commence  à travailler pour de célèbres magazines.

Fasciné par le surréalisme, Melvin a une vision novatrice  de la mode, il  pousse les limites du genre grâce à son imagination fertile. Travaille sur les volumes, s’intéresse au mouvement du corps sous le vêtement. S’inspire d’Alice aux pays des merveilles, de Magritte, Dali les  maitres du surréalisme, les peintres flamands, Van der Weyden, Jérôme Bosch.
Ces portraits laissent passer l’émotion.

Avec son mannequin fétiche Simone D’aillencourt

 

1965.
Auto-portrait avec Carmen D’ell orefice

1965

 » Parachute » 196o
1960
1958 Carmen D’ell orefice
1959 Chet baker trompettiste et chanteur de jazz
Marilyne Monroe

Dans les années 1970, Melvin se tourne  vers le cinéma.Il déménage à Los Angeles, devient un directeur artistique très connu de publicités télévisées.

Vogue 2004

A 75 ans, le photographe passe au numérique sans problème .Toujours vif et créatif.

Mais revenons à la mythique série » Bulles » 1963
L’inspiration lui vient d’un tableau de Jérôme Bosch, » Le jardin des délices » dans lequel on peut observer des personnages dans des bulles transparentes.

Le Jardin des délices (triptyque), 1503-1504, huile sur bois, Musée du Prado

Melvin se rend à Long Island pour faire fabriquer les bulles en plexiglas, des sphères de plastique jointes, laissant suffisamment d’espace entre les deux parties pour pouvoir laisser passer l’air.  Les bulles sont suspendues à une grue par des câbles.

C’est en grattant le négatif de la pellicule qu’il fait disparaître les câbles

Trouver des modèles qui supporteraient d’entrer dans la bulle sans paniquer ni souffrir de claustrophobie n’est pas chose facile, c’est vers son modèle fétiche, Simone d’Aillencourt que le photographe se tourne.

Melvin Sokolsky raconte les  soucis techniques inhérents à la mode auquel l’équipe doit faire face. « Le vent souffle  sur les quais de la Seine  »  La mise en scène de la bulle  prend du temps entre la grue et l’ouverture de la coque, Simone  son mannequin est littéralement ébouriffée.

Pour finir le coiffeur rejoint le mannequin dans la bulle, afin de lui arranger son chignon directement à l’abri du vent.

1963

Le matin du shooting sur la Seine, le grutier en charge des manipulations de la bulle laisse trop de lest au câble, plongeant une partie de celle-ci dans le fleuve, inondant Simone jusqu’à mi-mollet et ruinant au passage une paire de souliers Dior prêtés pour l’occasion.

En 1965, il crée » Fly « les mannequins sont suspendues par des harnais.Les robes sont fendues dans le dos.L’effet est superbe

1965

Son travail fait partie de nombreuses collections et a été exposé dans des musées du monde entier.

En décembre 2014, Melvin reprend le série Bubble pour Harpers’ Bazaar avec Jennifer Aniston.

2014 en Pucci et Gucci

Il existe beaucoup de photos et articles sur le net si le sujet, vous a intéressé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*